La joie sur la plage de Copacabana à l'annonce de la victoire du Brésil pour les JO d'été de 2016
© AFP/VANDERLEI ALMEIDASur fond de samba, la célébration a pris des airs de carnaval sur le sable carioca où des milliers de personnes dansaient et criaient leur bonheur devant les écrans qui restransmettait en direct le vote organisé à Copenhague.
C'est une première : jamais les Jeux Olympiques n'ont été organisés en Amérique du sud.
Les Brésiliens voient dans cet événement l'opportunité de restaurer l'image à l'étranger d'une ville jadis connue pour ses plages paradisiaques et sa folie du football, puis minée par une flambée de violences liées au trafic de drogue.
La décision du Comité international olympique confirme la montée en puissance politique et économique du Brésil, grand pays émergent sorti rapidement de la crise internationale (pour plus de détails).
"Rio vous aime"
Coiffés de bandeaux portant le slogan "C'est le tour de Rio" et parés des couleurs vert et jaune traditionnelles, les Brésiliens goûtaient leur plaisir entre les vagues de Copacabana et le mont du Pain de sucre, deux sites célèbres qui ont symbolisé la candidature de Rio. "Rio devait gagner, nous avions tout. Les plages, les femmes, la samba", se réjouit Edison Andrade da Silva, vendeur de lunettes de soleil sur le principal boulevard de Copacabana . "Les Jeux vont être merveilleux ici", a-t-il confié à Reuters. Au son d'une des plus célèbres troupes de samba du carnaval de Rio, les Cariocas ont dévoilé un immense drapeau sur lequel était inscrit "Rio vous aime", à côté d'une image du Christ Rédempteur, dont la statue domine la ville.
Au Brésil, les détracteurs de la candidature de Rio affirmaient que ces investissements massifs seraient mieux venus dans l'éducation ou les hôpitaux et que les plus pauvres risquaient d'être une nouvelle fois les oubliés des retombées économiques attendues. Mais les sondages ont témoigné d'un important soutien populaire, et le comité de candidature a joué pleinement la carte de cette passion du public pour séduire le CIO.
Le président Lula a même semblé rallier le CIO à l'idée que les Jeux pourront favoriser son combat contre les difficultés sociales.
"Il y a sans doute des violences à Rio, mais comme il y en dans toutes les villes. Nous avons organisé les Jeux panaméricains (en 2007), il ne s'est rien passé et nous n'aurons pas de problèmes avec ça", assure Marco Antonio Machado, un fonctionnaire profitant d'un jour de congé exceptionnel.
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